(Crédit photo : Jean-Marc Lorentz)

Après le match nul face à l'Olympique de Marseille dimanche dernier (3-3), Thierry Laurey avait logiquement décidé de reconduire le même onze de départ sur la pelouse de l'Allianz Riviera pour y affronter l'OGC Nice. Et comme dimanche dernier, cette équipe nous a fait vibrer !

Héroïques ! Voilà le mot qui résume la rencontre des hommes de Thierry Laurey aujourd'hui. Certes, le Nice de Lucien Favre n'est plus le même que la saison passée et peine à assumer son statut européen en ce début de saison. Cette équipe était en plus privée de Jean-Mickael Seri (proche de rejoindre le Barça cet été après son époustouflante saison dernière) et de Mario Balotelli, qui s'est blessé jeudi soir en Europa League contre la Lazio. Dans l'obligation de réagir après deux défaites face à l'OM (2-4 après avoir menés 2-0) et à Montpellier (2-0), les Aiglons ont entamé le match par le bon bout en s'offrant cinq corners dans le premier quart d'heure. Peu à peu, les Bleus du Racing ont mis le pied sur le ballon. Procédant en contres tout d'abord, les Strasbourgeois ont pris la confiance et causé bien des soucis à une équipe niçoise peu inspirée et peu concernée par le marquage et au pressing. Les visiteurs n'en demandaient pas tant à leurs hôtes et ont fait mal ! Dimitri Lienard a pris sa chance, puis Jonas Martin a tenté de semer la zizanie dans la défense en deux minutes. La minute suivante sera la bonne puisqu'après un beau mouvement collectif parti de la gauche entre Ernest Seka et Jonas Martin, le jeu a basculé sur l'aile droite vers Anthony Gonçalvès, qui a trouvé en retrait Kenny Lala. L'ancien Lensois a mis le ballon au point de pénalty, Nuno Da Costa a repris et laissé Cardinale sans réaction. La suite ? Le Racing a poursuivi sur sa lancée avec un Gonçalvès qui avait des jambes de feu, un Lienard au four et au moulin et un trio offensif qui combinait parfaitement. Da Costa perd un duel face à Cardinale à la demi-heure de jeu, Martin oblige le portier niçois à une parade sur une volée tandis que Terrier et Lienard manquent le cadre. Côté Nice, Saint-Maximin et Pléa ont amené le danger par deux fois mais Bingourou Kamara a répondu présent pour empêcher l'égalisation. A la pause, le Racing était logiquement en tête au tableau d'affichage.

L'entrée en jeu à la pause de Wesley Sneijder change beaucoup de choses. Nice va mieux et joue plus haut, prenant la possession du ballon. Mais dès la 49ème minute, le Racing va piquer une seconde fois. Sur un ballon gagné au duel par Nuno Da Costa, Jonas Martin joue dans l'axe avec Martin Terrier, qui lance en une touche Da Costa dans la profondeur. Le Cap-Verdien ne se fait pas prier et s'en va inscrire son second but de l'après-midi pour permettre aux siens de faire le break. Mais avec le Racing, rien n'est jamais acquis. Après une alerte devant le but où Kamara sort de justesse devant Pléa, puis sur une frappe de Terrier renvoyée par Cardinale, les Alsaciens se font surprendre par Pléa qui mange Salmier sur le côté gauche. Son centre à destination de Saint-Maximin est parfait, obligeant Seka à faire faute pour éviter le but. Pénalty et carton rouge pour l'ancien capitaine... Le pénalty est transformé en force par Pierre Lees-Melou, qui relance le match. En infériorité, Gonçalvès descend d'un cran, Martin et Terrier aussi. Le Racing subit alors les vagues des Aiglons pendant une dizaine de minutes, mais ni Pléa, ni Saint-Maximin, ni Sneijder, ni Koziello ne parviennent à tromper un grand Bingourou Kamara. Dimitri Lienard, Kenny Lala et Martin Terrier tentent d'apporter du danger sur le but adverse mais les tentatives des trois joueurs ne prennent pas le cadre. Nice marque le coup, et Dante puis Sneijder butent encore et toujours sur le mur bleu dressé devant la cage de Bingourou Kamara.

Le Racing l'emporte sur le score de 1-2, comme les deux autres promus l'avaient fait un peu plus tôt dans la saison contre l'OGCN. Ce succès met surtout fin à plus de deux mois sans victoire et permet au club de s'accrocher à tous les concurrents directs, victorieux la veille (Dijon, Amiens et Rennes). Les Strasbourgeois restent sur trois matchs sans défaite (une victoire et deux nuls) et s'apprêtent maintenant à recevoir deux fois de suite. Face à Saint-Etienne en Coupe de la Ligue mercredi soir (21h05) d'abord, puis c'est le SCO Angers qui se déplacera à la Meinau pour la 11ème journée de championnat (samedi 20h). On félicite les joueurs et le staff pour cette victoire au mental, à dix contre onze pendant quasiment trente minutes ! La saison est encore longue, et c'est tant mieux après ce que l'on a vu lors des deux derniers matchs ! En jouant comme cela, les Bleus ne devraient plus être barragistes très longtemps.

Top 3

  • Nuno Da Costa : Tout le monde sera d'accord là-dessus ! Le "tout frais" papa a réalisé un grand match en signant un doublé. Son excellente technique a causé de nombreux soucis à l'arrière garde niçoise. Chapeau Nuno pour cette prestation XXL !
  • Bingourou Kamara : Si certains avaient des doutes après ses dernières rencontres, il a répondu à ses détracteurs aujourd'hui. Patron dans les airs, et brillant sur sa ligne, il a sauvé quelques ballons très chauds et a été irréprochable tout au long de la rencontre. Incontestablement son meilleur match depuis le début de la saison.
  • Bakary Koné : Lui aussi a été déterminant ! Patron de la défense, il a été précieux dans le domaine aérien et si l'impact de Pléa a été minime en première période, c'est grâce à lui. Match parfait de la part du capitaine !

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