Chargé depuis 1990 de la formation pédagogique au centre de formation, c’est avec Marc Keller que Thierry Wendling fera son entrée au club alsacien en 2001 en tant que responsable pédagogique. Au départ de Patrick Proisy, celui qui est également directeur de l’ISEG de Strasbourg deviendra actionnaire minoritaire du club à hauteur de 1.06%. S’il appuie la réussite du travail du centre de formation sur le coté humain, il essaye aussi d’inculquer à ses étudiants en marketing les notions d’image et d’éthique. Fils de Jean Wendling, ancien joueur et président du RCS dans les années 90, c’est tout petit qu’il a baigné dans le monde du ballon rond.

« Je ne suis pas le grand pote de Gilbert Gress »

Thierry WendlingChoqué par les propos de l’ancien entraîneur « J’ai lu dans l’Équipe qu’il se gausse avec André Bord des résultats du Racing […] mais il est aussi responsable de la descente, il a fait la préparation, c’est insupportable ! », il revient également sur l’élément principal de la longue descente du club : « La responsabilité incombe à la gouvernance du club depuis huit ans », cette dernière a également « fait perdre au club ses compétences comme Marc Keller ou encore Nasser Larguet ». Justement, sur l’actuelle directeur sportif de Monaco, il n’hésite pas à appuyer sur le fait « qu’il avait une vision marketing et qu’il avait su donner les moyens financiers au centre de formation pour faire venir des Gameiro ou Bellaid ».

« Je respecte les gens qui investissent »

Retour sur ces gouvernances à plusieurs étages, aussi compliqué qu’un mille-feuille et dont le siège de l’une des holdings (EuroRacing ndrl) est dans le 10ème arrondissement de Paris où est implanté … un döner. C’est sans doute son père qui lui donna cet amour du football. Il se souvient des problèmes de ce dernier lorsque Gibert Gress lui a reproché la vente d’un José Cobos … qui voulait partir. Cet épisode douloureux sera effacé par des savoureux souvenirs allant des soirées avec Sauzée ou Gravelaine, au match de la montée face à Rennes, à la victoire en Coupe Gambardella en 2005 ou encore à la finale de Coupe de la Ligue face à Caen. En ne partant pas lors du rachat du club par Philippe Ginestet, il aura voulu aller au bout de ses idées et plus particulièrement basés sur des liens forts avec les dirigeants du centre de formation.

« Ginestet n’a pas eu de chance »

Actionnaire minoritaire, il a également assisté à plusieurs réunions chaotiques. Parmi elles, celle où l’ancien président des Girondins de Bordeaux était venu présenter son projet où il se souvient sans détour que « la soirée avec Afflelou fût assez ubuesque … surtout qu’il n’était pas venu pour investir ». Quelques mois après, il a également vécu les tensions entre Marc Keller et Philippe Ginestet. Si il concède que l’investisseur immobilier n’a pas eu de chance (série de défaites, montée ratée pour un point, crise financière, etc) il porte un regard froid sur l’entourage de l’ancien président qui a été « très mal entouré au niveau de la gouvernance ». Surtout qu’aujourd’hui « diriger seul un club de foot, ce n’est pas possible, il faut savoir s’entourer de gens compétents ».

« Il (Jafar Hilali) a prit des gamins en otage ! »

Enfin, la vente du club aux actionnaires en décembre 2009 reste comme un période trouble où les acteurs se sont enchaînés sans pour autant que les actionnaires actuelles n’y soient vraiment associés, source d’une rancœur tenace vis à vis de l’ancien président. La dernière sortie de Jafar Hilali, fin mars, via une lettre au président de l’association support reste pour lui un manque d’éthique criant de la part de l’actionnaire qui n’a pas hésité à prendre en otage les jeunes du centre de formation. Tout en respectant les gens qui investissent, il marque les erreurs de jeunesse du nouveau président. Si aujourd’hui ce dernier est le seul à avoir les clefs de l’avenir d’un club qui manque cruellement de clarté. Thierry Wendling pose ouvertement la question : « Peut-on aujourd’hui se passer d’un centre de formation qui a fait vivre le club depuis quinze ans en recrutant ? » avant de conclure en demandant à Gilbert Gress de parler un peu de ses expériences en Suisse et en Autriche car « parler de ses réussites c’est bien, mais savoir parler de ses échecs, c’est ça la valeur d’un homme, c’est ce qu'il manque ». A méditer !

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