CFA plus jamais ça : le Racing y va tout droit (DR)

En concédant une énième défaite à l'extérieur hier soir à Carquefou (0-1), les Bleus ont fait un pas de plus vers un retour en CFA. Début d'autopsie.

La peur du vide : cette phrase mardi de Greg, le vice-Président de la Fédération des Supporters, résume à elle seule le sentiment actuel des supporters du Racing. Que va-t-il se passer dans les prochaines semaines ? Dans les prochains mois ?. Une chose est pratiquement certaine maintenant après la défaite des Bleus à Carquefou (0-1) : le Racing va retomber en CFA. Si mathématiquement tout est encore possible, on voit mal comment l'équipe va réussir à gagner autant de rencontres lors des sept dernières journées que sur toute son actuelle saison.

Un deal aux effets pervers

Retour en arrière. Été 2011, le Racing tombe en CFA2. François Keller persuade des joueurs de rejoindre Strasbourg avec pour objectif de remonter en National. Les contrats sont signés, souvent sur la base de deux ou trois saisons, avec revalorisation salariale en cas de montée et une prolongation automatique en cas d'accession au troisième échelon national. Après la victoire face à Raon l’Étape, plusieurs joueurs se voient être prolongés et leur salaire revalorisé alors qu'ils n'entraient pas forcément dans les plans du staff. Lors du mercato d'été 2013, le Racing s'appuie donc sur un groupe stable, simplement complété par Grimm, Oliveira, Lienard ou encore Belhameur. La moitié de ces joueurs évoluait dans des niveaux inférieures la saison passée, d'autres sont de retour de blessure. La marge de manœuvre est faible, le Racing est sous encadrement de la masse salariale. Comptant sur la dynamique des deux dernières saisons, le Racing débute sa saison avec un groupe presque inchangé.

Mercato raté

Janvier 2014, le Racing est dans une bonne spirale depuis quelques semaines et navigue au dessus de la ligne de flottaison des relégables. Pour renforcer son groupe et stabiliser sa fin de saison, les dirigeants font venir quatre joueurs : Ali Bamba, en prêt de Metz où il n'a que très peu joué en équipe première en étant cantonné à la réserve, Mamadou Bah, de retour après une très longue blessure et des mois sans jouer, Sébastian Ribas, meilleur buteur avec Dijon il y a quelques saisons, en panne complète depuis, et enfin Alexandre Mendy, jeune buteur en devenir de la réserve de Nice. Si la saison précédente, les joueurs (Sabo, Gauclin, Bénédick) avaient apporté un véritable plus, ces quatre arrivées n'ont clairement aujourd'hui apporté aucune certitude et encore moins de plus-value. La conclusion est sèche mais réelle : le mercato d'hiver est raté. Pire, Anthony Sichi, qui incarnait le trio de la bonne humeur dans le vestiaire avec David Ledy et Gauthier Pinaud, quitte le Racing pour retrouver du temps de jeu à Cannes. Le groupe des bâtisseurs monté par François Keller lors de l'été 2011 s'effrite. Maître dans l'art des bons coups (Farnerud, Boka, Haggui, ...), Marc Keller s'est cette fois-ci trompé de cible. Un ancien bon joueur de Ligue 2 n'est pas forcément un très bon joueur de National. Le National, si différent dans le jeu et l'engagement, demande à avoir des joueurs expérimentés à ce niveau. Il fallait prendre des tauliers du National, ces joueurs inconnus du grand public mais si réguliers à ce niveau là. Facile à dire, c'est certain, difficile à mettre en place, c'est sur aussi.

Un malaise

Cadre de l'équipe pendant la première partie de saison, Gauthier Pinaud traîne depuis un malaise largement perceptible. En fin de contrat en juin, l'ancien capitaine des Bleus n'a pas encore prolongé au club alors que d'autres (Lienard et Belhameur) l'ont déjà fait … en janvier. A en conclure qu'il n'y a pas un lien de cause à effet, il n'y a qu'un pas. Le départ de Sichi, la mauvaise spirale, le manque de confiance, les blessures de ses coéquipiers, ont sûrement ajouté à ce malaise depuis des semaines.

Retour en enfer

Sauf miracle dont même Sainte-Odile n'a pas la recette, le Racing jouera en CFA la saison prochaine, une seule saison après l'avoir quitté, non sans difficulté. Si l'on ajoute aux éléments ci-dessus l'absence de victoire à l'extérieur, le Racing ne méritait simplement pas de rester en National et présente tous les symptômes d'un relégable. Les prochaines semaines s'annoncent donc à nouveau mouvementées du côté du club strasbourgeois. Quels impacts sur la gouvernance ? Les sponsors ? Les supporters ? … Une seule chose est certaine : il y aura du mouvement au niveau des joueurs à l'intersaison entre les fins de contrat et les candidats au départ. Pour le reste, le Racing file tout droit dans un tunnel dont il ne voit pas l'issue. Pas de quoi être rassuré, ni être rassurant. Tout est à refaire pour espérer ne pas y végéter des années.

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