Après avoir accroché le point du match nul vendredi soir du côté de St-Etienne (2-2) en repartant avec quelques regrets tout de même, le Racing accueillait ce mardi soir le Stade Malherbe de Caen avec l'intention de bonifier le point pris à Geoffroy-Guichard. Malheureusement, le Racing a dû se contenter d'un nouveau match nul qui l'empêche de se donner de l'air au classement.

Aussi incroyable qu'il n'y paraît, ils étaient encore plus de 22 000 à garnir les travées de la Meinau un mardi soir à 19h, sous la pluie et dans le froid pour pousser les leurs vers un quatrième succès cette saison. En face, une équipe de Caen, belle surprise de ce début de saison, qui pointait en 6ème position au coup d'envoi de cette 15ème journée de championnat. L'affiche ne faisait quand même pas rêver. Et entre la 19ème attaque d'un côté et la pire défense de l'autre, on a globalement eu droit à ce que l'on craignait : un match triste avec peu d'occasions de s'enflammer. Pourtant, le match aurait pu se décanter très rapidement. Après un festival dans la défense de Malherbe, Martin Terrier perd son face-à-face contre Rémy Vercoutre, l'ancien portier du Racing avec qui il avait remporté la Coupe de la Ligue en 2005. On jouait à peine la 5ème minute. Disons-le tout de suite, ce sera la seule véritable occasion des Alsaciens dans ce match. Les Bleus ont eu la possession pendant une majeure partie de la première période sans pour autant être dangereux. En face, Caen s'est montré solide et parfaitement placé pour gêner la construction des Strasbourgeois, jouant même très haut par période. Résultat, le Racing a été forcé de jouer long, à défaut de pouvoir produire son jeu. Cela a mené à des mésententes, des imprécisions, des glissades et de la panique. Au fil des minutes, les fautes ont également commencé à s'accumuler. Juste avant la pause, une erreur de Bingourou Kamara aurait pu se payer au prix fort mais le buteur local, Ivan Santini, a vu le poteau s'opposer à lui. A 0-0 à la pause, on n'était pas franchement plus avancé sur l'issue que pouvait prendre cette rencontre.

Comme chaque semaine, la reprise de la seconde période est délicate pour le Racing. Les Bleus ne parviennent plus à s'approcher du but de Rémy Vercoutre et sont positionnés très bas. Les Normands tentent leur chance mais ne trouveront jamais le cadre de Bingourou Kamara dans cette soirée, à l'image des dix petits buts inscrits en 14 journées. Malgré la vague de changements dans les deux camps et les espaces qui s'ouvrent au fil des minutes, le score n'évolue pas et surtout les occasions franches se font rares. Les Bleus, à la limite de la rupture, tentent de sortir la tête de l'eau à vingt minutes du terme mais sont totalement tétanisés lorsqu'ils approchent de la surface adverse. Les passes se multiplient, mais les Alsaciens ne frappent jamais au but et les Caennais reprennent toujours le ballon pour mieux contrer... Sur l'un d'eux, les Strasbourgeois frisent la correctionnelle mais Bakary Koné sauve son équipe juste avant que Ronny Rodelin arrive au duel avec Bingourou Kamara. Quelques minutes plus tard, à la 84ème minute, Jordan Nkololo tape la barre du portier du Racing après un festival de glissades dans la surface. 

Si la victoire était attendue à l'entame de ce match, les joueurs du Racing peuvent être heureux de s'en tirer avec le point du nul tant ils ont souffert dans ce match, et particulièrement en deuxième mi-temps. Certains joueurs ont semblé accuser le coup ce soir, et cela aurait pu se payer cher si les Caennais avaient été plus réalistes. Les Normands ont frappé quinze fois au but et n'ont cadré qu'une seule fois, sur un coup franc de Ronny Rodelin facilement arrêté par Bingourou Kamara. Samedi, les Strasbourgeois accueilleront le grand Paris Saint Germain et sa flopée de stars mondiales. Si ces derniers ont vu le match du soir, ils n'auront certainement pas été effrayés par la prestation du Racing. Mais on ne pourra pas enlever aux Strasbourgeois leur générosité. Celle qui leur avait permis de décrocher un magnifique point face à l'OM plus tôt dans la saison. En attendant, les Bleus se sont rassurés défensivement en ne prenant pas de but pour la deuxième fois de la saison seulement. Encourageant avant d'accueillir un ogre qui affole toute l'Europe. D'ici là, on vous laisse rêver d'un improbable exploit...

 

 

Top 3 :

  •  Jean-Eudes Aholou : Le meilleur et de loin dans ce match ! Le numéro 8 strasbourgeois a survolé les débats dans l'entrejeu quand ses coéquipiers étaient en pleine galère. Il a imposé son physique et fait des différences au milieu du bloc caennais bien en place. Une prestation de haut vol de plus pour lui qui découvre la Ligue 1 cette saison...
  • Martin Terrier : Son face-à-face perdu en début de match change beaucoup de choses, mais le jeune attaquant du Racing a été le seul à peser sur le plan offensif. Il s'est démené pour tenter de faire basculer la rencontre et a fait mal à la défense normande par sa vitesse. Malheureusement, en manque de solutions autour de lui.
  • Kenny Lala : On l'a senti frustré de ne pas toucher assez de ballons en première période. Sa seconde période a été excellente, dans un rôle de défenseur avant tout où il a gratté un nombre incalculable de ballons. Son apport offensif a été moindre mais il a été souvent volontaire et demandeur de ballons. Ses coéquipiers ont peiné à le trouver ce soir. 

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