Vainqueurs de Dijon en Coupe de France dimanche (3-2) pour entamer un mois de janvier très rythmé, les Strasbourgeois enchaînaient ce vendredi soir face à Guingamp pour le compte de la 20ème journée de Ligue 1.

Le Racing avait conclu sa phase aller de la plus mauvaise des manières en s'inclinant lourdement dans le derby contre Metz (3-0). Il a entamé sa phase retour de manière catastrophique. Face à une équipe de Guingamp qui comptait deux points d'avance sur les Bleus au coup d'envoi, l'occasion était belle de passer devant l'adversaire du soir. Malheureusement, rien ne s'est passé comme prévu. Privés de leur homme de base Jean-Eudes Aholou et de deux autres joueurs déterminants, Dimitri Lienard et Martin Terrier, les Alsaciens ont pris l'eau. Alexandre Oukidja, une nouvelle fois titulaire dans les cages, a évité le pire à ses coéquipiers en remportant un duel face à Jimmy Briand, parti seul au but dès la 4ème minute. Il n'a rien pu faire face à Yannis Salibur à la 8ème minute qui a piqué son ballon après une belle action entre les quatre joueurs offensifs guingampais au milieu d'une défense strasbourgeoise bien passive il faut le dire. La réaction des locaux n'est pas arrivée, malgré la poussée du kop. Pire encore, au quart d'heure de jeu, l'En Avant a planté un second but après un mauvais renvoi de Kader Mangane. Jimmy Briand, impressionnant hier soir, a offert le ballon du 2-0 à Nicolas Benezet qui ne s'est pas gêné pour permettre à son équipe de faire le break. On osait à peine y croire en tribunes tant le Racing était solide à la maison depuis le mois de septembre. Antoine Kombouaré, le coach des Costarmoricains, connaissait bien la maison et le climat de la Meinau pour y avoir entraîné au début de sa carrière. Il avait clairement demandé à ses joueurs de mettre une grosse pression sur les locaux dès le coup d'envoi et cette tactique là était payante. Les Alsaciens ont d'ailleurs été quasiment inexistants sur le plan offensif en première période. Les rares occasions se sont présentées sur coups de pieds arrêtés quand ceux-là étaient bien frappés... Kader Mangane aurait pu réduire la marque dans la foulée du second but mais sa tête a manqué le cadre d'un rien. Jonas Martin a également eu sa chance, mais sa frappe a terminé dans les gants de Karl-Johan Johnsson. Face à ce faible spectacle proposé et au combat du milieu de terrain remporté sans contestation par Guingamp et son duo Deaux-Diallo, Thierry Laurey a dû tenter un coup de poker assez tôt pour relancer le match. Il a été contraint de sortir Ihsan Sacko à côté de ses pompes et qui commençait à être pris en grippe par la Meinau avant la mi-temps, remplacé par Jérémy Blayac. 

La seconde période a été un peu meilleure pour les Strasbourgeois, puisque les Bretons avaient décidé de laisser le ballon aux Bleus pour jouer les contres et tenter de tuer complètement la rencontre. A ce jeu-là, le Racing a été proche de réduire le score dès l'entame du second acte mais Nuno Da Costa a été trop court pour reprendre de la tête un centre d'Anthony Gonçalvès. Il a ensuite eu une possession assez stérile puisque le bloc bas bien regroupé de Guingamp empêchait de créer toutes les combinaisons que l'on voit habituellement avec le Racing. Le jeu court était compliqué à mettre en place sur un terrain difficile comme d'habitude à cette période de l'année en Alsace, le jeu long et aérien était voué à l'échec face aux gaillards bretons. Emmené par une solide charnière centrale Kerbrat-Sorbon qui a tout renvoyé, le verrou de l'EAG n'allait jamais sauté dans cette soirée et les espaces allaient même s'ouvrir au fil des minutes. Heureusement, le troisième but n'est jamais arrivé. A vingt minutes du terme, l'En Avant a même offert un cadeau aux Bleus. Sur une mauvaise relance, Jérémy Blayac a filé au but et a vu Kerbrat revenir sur lui pour contrer avant même de pouvoir ajuster Johnsson. Anthony Gonçalvès a aussi eu sa balle de but en fin de rencontre mais il a allumé...sur Johnsson. Le Racing aurait pu jouer des heures sans trouver la faille, après avoir été malchanceux au Roudourou au match aller. C'était un jour sans, et il n'y avait visiblement rien à faire ce vendredi soir pour accrocher au moins un point. Il n'y aura pas le temps de tergiverser puisqu'il faudra rejouer dès mardi en championnat du côté de Marseille (19h). Pas le lieu idéal pour se relancer, mais le Racing n'a pas le choix car tous les points coûteront chers dans cette phase retour pour obtenir le maintien. Une rencontre où il faudra absolument retrouver un équilibre défensif car hier soir, les Bleus sont retombés dans leurs travers dans ce domaine.

 

Top 3 :

  •  Anthony Gonçalvès : Il a été le moins pire dans ce match côté strasbourgeois. Averti très tôt, le numéro 17 strasbourgeois est resté combatif et n'a rien lâché malgré les difficultés de son équipe dans l'entrejeu. Il a tenté de créer le danger sur son côté droit mais ses centres ont rarement trouvé preneur, tout comme ses coups de pieds arrêtés.
  •  Nuno Da Costa : Moins en vue qu'habituellement, l'attaquant du Racing a été le seul capable de faire des différences par moment au milieu des maillots rouges et noirs. Ses quelques percées ont laissé entrevoir un espoir de réduction du score, mais elles n'ont jamais été au bout. 
  •  Ernest Seka : Il semble commencer à se plaire sur son aile gauche. Face au remuant Salibur, il a réalisé une performance défensive plutôt correct. Il a également essayé d'apporter un plus offensif dans son couloir, mais à l'image de ses équipiers il a été brouillon. Il reste l'un des plus généreux dans l'effort sur ce match.

 

Premier but Guingamp :

 

Deuxième but Guingamp :

 

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