Retrouver le goût de la victoire et remettre la pression sur Guingamp tels étaient les objectifs de la rencontre d’hier qui a opposé le RCS à Orléans.

Stéphane Noro (photo : Denis Beylet)

Stéphane Noro jubile, en transformant en deux temps son pénalty, le Racing a ouvert le score face à une solide équipe d'Orléans

Match ouvert

Si on avait fustigé il y a quelques semaines les équipes venues pour fermer le jeu, on ne peut que se réjouir de voir une équipe d'Orléans venir à la Meinau pour jouer et se faire plaisir, dans une fin de saison où finalement ils n’ont plus rien à perdre. Avec les absences combinées d’Ali Mathlouthi et Nicolas Belvito, Laurent Fournier avait revu son dispositif en alignant d’entrée Farez Brahmia et Billy Ketkeo, deux joueurs rapides sur les ailes. Le premier nommé allait vite se faire remarquer. Pendant une bonne partie de la rencontre, le joueur originaire de Saint-Louis allait mettre le feu et donner le tournis à son défenseur, obtenant bon nombre de corners. C’est le Racing qui se montra très vite le plus dangereux avec deux frappes de Ketkeo pas assez appuyées pour mettre en danger le portier orléanais Thomas Renault. Ce dernier allait d’ailleurs passer une première période assez compliquée avec des dégagements ratés et un renvoi écrasé, qui contré par David Ledy, aurait pu faire mouche.

But refusé à David Ledy sur … une passe en retrait

La fin de la première période proposait un spectacle ouvert et des actions franches pour les deux formations. C’est tout d’abord David Ledy qui s’écroulait dans la surface sur une passe en retrait pas assez appuyée et captée en deux temps par Renault où l'arbitre ne bronchait pas. Dans la foulée, le coup franc lointain de Stéphane Pichot trouvait la tête d’un défenseur d’Orléans qui remettait … vers son but pour un David Ledy qui ne se faisait pas prier pour marquer dans le but vide. Joie de courte durée car l’arbitre central signalait un hors-jeu, l’homme en jaune estimant que c’est Milo Sikimic qui avait dévié le ballon. Quelques minutes plus tard, sur un ballon perdu dans l’axe par Ketkeo, Le Mat partait seul face à Régis Gurtner qui réalisait une nouvelle fois la parade. Mi-temps ouverte mais sifflée sur le score de parité 0/0.

Noro débloque la situation

Le temps d’échanger avec les supporters sur le but refusé injustement et la deuxième période était reparti sur le même rythme. Comme en première période, l’ouverture allait arriver coté droit sur touche de Pacho Donzelot emmené tel Léo Messi par Stéphane Noro d’un jongle et d’une aile de pigeon dans la surface avant d'être que le ballon ne soit stoppé de la main par le défenseur d’Orléans, pénalty. Le meneur de jeu se faisait justice lui-même en transformant, en deux temps, la sentence face à un Thomas Renault parti du bon coté mais qui ne pouvait rien pour contrer à nouveau le tir de l’ancien joueur de Sedan qui avait bien suivi, 1/0. Le Racing allait se mettre rapidement à l’abri avec une nouvelle fois un centre de Farez Brahmia coté droit qui allait trouver la tête de Stéphane Noro, qui bien aidé par le poteau, trouvait les filets orléanais pour la seconde fois en quelques minutes, 2/0.

« On fera les comptes à la fin »

Le plus difficile était fait pour les Bleus. Yann Lachuer profita de cette fin de rencontre pour effectuer un triple changement au grand damne d’un corps arbitral un peu perdu dans les remplacements. Solide jusqu’au bout, le Racing allait tenir ce score jusqu’à la dernière seconde en étant, une nouvelle fois, bien aidé par un Régis Gurtner des grands soirs qui sortira deux ballons chauds qui filaient vers sa cage. Dans une Meinau fière de ses joueurs et sous les yeux d’Alain Fontanel et d’Henri Ancel toujours présents pour soutenir l’équipe locale, les Bleus maintiennent toujours l’espoir de la remontée même si en Bretagne, Guingamp s’imposait 5/1 face à Créteil. De quoi s’interroger pour Laurent Fournier sur l’état d’esprit de certaines équipes, capable de venir arracher un nul à Strasbourg puis de partir en tourisme chez le troisième du championnat. Il reste aujourd’hui quatre finales aux strasbourgeois pour décrocher le précieux sésame pour l’accession en Ligue 2, quatre finales qu’il faudra remporter et ce, dès samedi face au dauphin Amiens. Comme dira Laurent Fournier dans la zone de presse, on fera les comptes à la fin. Les comptes sportifs mais aussi les comptes financiers alors que les rumeurs de rachat ou les projets de socios font le buzz du coté de la Meinau. En attendant le match qui s’annonce ce week-end s’avère une nouvelle fois décisif et il faudra que le compte soit bon vers 22h00 samedi pour le Racing.

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