Crédit photo : Denis BEYLET

En perdant à Luçon, les Bleus ont mis l'édifice Racing en danger et dans la zone rouge des relégables du National. Il n'y a rien d'autre à envisager que la victoire vendredi (20h00) contre Boulogne.

Ils sont dos au mur. Ils, le staff et les joueurs du Racing, ne doivent envisager autre chose qu'une victoire vendredi (20h00, à suivre sur RBS et Stras TV) contre Boulogne-sur-Mer (entrée offerte pour les femmes). Après une bonne série en janvier et février, les Bleus ont chuté lourdement avec la défaite à Vannes (2-3) dans les arrêts de jeu après être revenu à égalité quelques secondes auparavant, contre le PFC (0-2) où les Strasbourgeois sont tombés contre un mur, et enfin à Luçon (0-1), à dix contre onze une grande partie de la rencontre et sans réelle inspiration de faire plus et surtout mieux.

 

15 jours qui effacent trois ans ...

Quinze jours qui ont plombé le bilan sportif, comptable au classement et moral auprès de tous les suiveurs. Quinze jours qui ont mis à mal un édifice débuté il y a maintenant trois ans, preuve qu'il en ait, que l'ensemble est encore en construction, et surtout fragile. Malheureusement, dans pareil cas, c'est l'entraineur qui est visé. Lui le maçon depuis trois saisons qui a reconstruit en quelques coups de téléphone et quelques nuits en août 2011 un Racing sur des gravats. Il a été fort logique que lorsque l'édifice vacille, on demande des comptes à l'entrepreneur. A tel point qu'on oublierait presque, et surtout trop rapidement, toute l'histoire récente de notre Racing et les conditions dans lesquelles le club a été reconstruit et surtout remonté si rapidement. Sans oublier les deux remontées consécutives. Le football est ainsi fait.

Une volonté de stabilité

Confirmé et conforté dans sa fonction d'entraineur par Marc Keller, François Keller devra donc trouver maintenant les solutions pour casser cette spirale négative et redonner la rage de la victoire à son groupe. Une réaction en mode commando et groupe réduit, à l'image de ce qui s'est déjà passé il y a pratiquement un an, et un soir de lourde défaite contre Moulins (0-4) à la Meinau. Dans une autre époque et d'autres circonstances, les dirigeants auraient surement fait le choix d'évincer l'entraineur afin de créer ce fameux « choc psychologique », qui fonctionne ... de temps en temps. A contre courant de cette pratique, Marc Keller en tête, a souhaité poursuivre le travail de construction en cours en maintenant une continuité et ligne directrice. La position finale du Racing à la fin du championnat dira si c'était le bonne ou la mauvaise décision.

Ceux qui luttent, ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu

La balle est maintenant dans le camp des joueurs. Ces joueurs, qui pour la plus part, sont venus reconstruire ce Racing et apporter leurs pierres à l'édifice. Un échec sportif en fin de saison serait une catastrophe individuelle et collective pour chacun d'entre eux. Ils avaient su trouver les ressources après Moulins la saison passée pour enchainer une incroyable série jusqu'à la victoire finale à Raon l'Etape. A eux donc de retrouver ce « fighting spirit » et de prouvez sur le terrain que ces trois défaites de rang ne sont qu'un accident et qu'ils sont capables de mieux, beaucoup mieux. Halte aux paroles, place aux actes. Le match de vendredi sonne donc comme un révélateur. Si il ne veut pas être largué dans le sprint final des dix dernières rencontres, le Racing n'a pas d'autre choix que de gagner avec la manière pour faire taire ses détracteurs et repartir de l'avant, car « ceux qui luttent, ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu », Berthold Brecht. Une citation dont devront s'inspirer les Bleus en espérant un soutien populaire comme la Meinau sait le faire ces derniers mois !

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