Invaincus lors des trois dernières journées (trois matchs nuls) et profitant des mauvaises séries de leurs concurrents directs pour le maintien, les Strasbourgeois accueillaient l'équipe en forme du moment : l'AS Saint-Etienne. L'occasion pour les Bleus de creuser un écart au classement en cas de victoire, quasi-synonyme de maintien à la fin de l'exercice 2017/2018. 

Décidément, le Racing n'est pas verni en ce moment. Si les résultats des équipes de bas de tableau (Metz, Lille, Troyes, Toulouse) sont favorables aux Bleus ces dernières semaines, les Alsaciens n'arrivent pas à enfoncer le clou et à accrocher une victoire qui donnerait de l'air à toute la région dans ce sprint final. Après avoir craqué dans les dernières minutes à Toulouse, puis avoir été victimes d'une décision d'arbitrage dans le derby contre Metz et enfin ne pas avoir su concrétiser ses temps forts à Angers, les Bleus n'ont pas su trouver le chemin des filets hier soir face aux Verts. Pourtant, cette rencontre a été une des plus abouties depuis bien longtemps côté Strasbourgeois. Oui mais voilà, un rempart s'est dressé face à eux nommé Stéphane Ruffier. L'ancien portier monégasque a réalisé une performance monumentale à la Meinau. Que ce soit Pablo Martinez, Stéphane Bahoken, Benjamin Corgnet ou Dimitri Lienard : tous ont buté sur le gardien stéphanois hier soir. Les Verts avaient bien débuté la rencontre et auraient même pu bénéficier d'un pénalty dès les premières secondes du match lorsque qu'Alexandre Oukidja a percuté Robert Beric sur une sortie hasardeuse d'un centre venu de la droite de l'attaque stéphanoise. Dans la continuité de cette action, Rémy Cabella n'est pas parvenu à cadrer. La réaction strasbourgeois n'a pas tardé, et celle-ci est venue de Pablo Martinez qui d'une frappe lointaine flottante a initié le show Ruffier, contraint de détourner ce ballon en catastrophe. On a senti que l'ASSE prenait alors le dessus dans le jeu, emmené par leurs techniciens du milieu de terrain Cabella, Mvila et Selnaes. En face, les Strasbourgeois sont restés sereins et se sont mis au niveau de leurs hôtes du soir (comme bien souvent cette saison face à des adversaires solides). Si Sainté a fait le jeu, les occasions ont bien été alsaciennes. Stéphane Bahoken a mal géré un bon ballon reçu dans la profondeur, Pablo Martinez s'est essayé dans un geste accrobatique mais Ruffier veillait toujours. La grosse occasion de ce premier acte est survenue à la demi-heure de jeu. Dimitri Foulquier a percé sur son côté droit et offert un excellent centre à ras de terre, coupé par Stéphane Bahoken, et sorti incroyablement par l'intouchable Stéphane Ruffier... 

Thierry Laurey a certainement effectué des ajustements à la pause car le bloc bas de son équipe laissait beaucoup trop de libertés aux joueurs de Jean-Louis Gasset. Surtout, à la récupération du ballon, Stéphane Bahoken était bien trop seul devant pour amener le danger. La deuxième période a été totalement différente. Les Bleus ont pris le jeu à leur compte et mis la pression sur le but stéphanois devant leur bouillant kop. Bien souvent cette saison, on voyait le jeu qui penchait d'un côté. Cette fois, le danger est venu de partout grâce notamment au chef d'orchestre Jonas Martin, qui a dirigé d'une main de maître (ou plutôt d'un pied de maître) le jeu de son équipe dans la continuité de sa bonne performance de la semaine passée. Privés de Loic Perrin en dernière minute, les Verts ont souffert défensivement malgré le gros match de Subotic en charnière centrale. Et sur deux erreurs consécutives (une de placement, l'autre de relance), Stéphane Bahoken et Anthony Gonçalvès n'ont pas réussi à ouvrir la marque. La colère de Ruffier sur le coup n'a pas eu l'effet escompté puisque quelques minutes plus tard, c'est Benjamin Corgnet qui s'est mis en action. Là encore, Ruffier a détourné la frappe de son ancien coéquipier chez les Verts. On jouait alors l'heure de jeu. Pas de quoi calmer les ardeurs bleues. Dimitri Lienard a, à son tour, tenté de faire vasciller le gardien stéphanois. Le numéro 11 strasbourgeois a vu un peu de champ devant lui, s'est poussé le ballon et a déclenché une mine du pied droit des trente mètres, de son mauvais pied (s'il en a un...). Stéphane Ruffier s'est envolé et a sorti la balle incroyablement, pour ce qui restera un des plus beaux arrêts de la saison. La toile d’araignée est toujours présente ce matin... A dix minutes du terme, le Racing n'a toujours pas fait sauter le verrou vert et va le payer au prix fort. Sur un débordement de Kevin Monnet-Paquet repositionné latéral gauche en cours de match, Romain Hamouma manque sa reprise au premier poteau. Pas Mathieu Debuchy qui devance un Ernest Seka, parfait jusque-là et qui bat Alexandre Oukidja. La Meinau n'en croit pas ses yeux, il s'agissait là du premier tir cadré de l'ASSE. D'ailleurs, ce sera l'unique tir cadré de la rencontre côté visiteurs. Ce but-là fait très mal mais les Bleus ne lâchent rien et repartent mettre la pression sur le but adverse. Les coups de pieds arrêtés se multiplient dans les dernières minutes mais jamais le Racing ne marquera ce samedi soir. Comme à Toulouse, Bakary Koné a eu la balle de match mais cette fois il a totalement manqué sa tête à la 92ème minute. 

On en reste à ce 0-1, véritable hold-up. Ce dimanche, le Racing garde un matelas d'avance sur la zone rouge mais Toulouse ne jouera pas ce week-end à Caen et Troyes n'a pas encore disputé sa rencontre à l'heure où nous publions cet article. Si les regrets sont à nouveau présents dans les têtes strasbourgeoises au réveil, il est compliqué de trouver des reproches à faire aux joueurs qui ont tout donné pour leur club ce samedi. Ils sont malheureusement tombés sur deux joueurs de classe internationale : Stéphane Ruffier et Mathieu Debuchy. En réalisant une prestation du même acabit le week-end prochain, les Strasbourgeois auront largement de quoi espérer mieux au bout de 90 minutes à Amiens. Cette fois, il n'y aura pas d'internationaux mais une équipe aux moyens similaires au Racing. Prendre trois points en Picardie, tel est le prochain objectif ! 

Top 3 :

  •  : Ernest Seka : On ne sait pas ce qu'il avait mangé avant le match, mais Ernest Seka était en feu hier soir. Auteur d'un excellent match jusqu'au but encaissé, il s'est offert en prime quelques gestes techniques auxquels les supporters n'étaient pas habitués. Debuchy et Hamouma n'ont pas rigolé dans cette soirée sur leur aile droite. Il n'y a pas que Debuchy qui veut aller en Russie au mois de juin, ERNEST AUSSI !
  •  : Jonas Martin : Replacé en sentinelle aux côtés de Jérémy Grimm, le numéro 28 du Racing a été brillant pendant l'intégralité de la rencontre. Il a parfaitement guidé le jeu de son équipe et a répondu présent dans tous les compartiments du jeu, dans la lignée de sa perf à Angers. Certainement un regain de motivation face à son pote et ex-équipier Rémy Cabella aussi.
  •  : Jérémy Grimm: Appelé dans le onze pour suppléer l'absence de Jean-Eudes Aholou, il a réalisé un match solide dans l'entrejeu alors qu'il avait souvent eu du mal lors de ses précédentes titularisations. Il a énormément gratté au milieu et eu quelques opportunités pour marquer, mais il y a toujours eu un Vert sur la trajectoire de ses tentatives. Il a prouvé que le Racing pouvait compter sur ses seconds couteaux dans ce sprint final.

Résumé :

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