Incapables de gagner depuis le 11 février et une victoire face à Troyes, les Bleus avancent à un rythme de relégable depuis malgré un jeu plaisant proposé par les joueurs de Thierry Laurey. Hier soir, à Amiens, ils ont déjoué et confirmé à leurs supporters qu'il faudra avoir les nerfs solides jusqu'au baisser de rideau le week-end du 20 mai.

C'est un ras-le-bol général que l'on ressent du côté des supporters strasbourgeois depuis le coup de sifflet final sur les coups de 22 heures samedi soir. Le Racing a encore lâché des points face à un adversaire qui joue dans la même cour que lui. Une contre-performance de plus dans cette année 2018 après des défaites à Lille, à Caen et des partages de points contre Toulouse, Metz et Angers alors que des victoires semblaient possibles. Tout cela amène à un constat simple et frustrant : le Racing reste sur une série de neuf matchs sans gagner (dix si l'on prend encore en plus la triste élimination en Coupe de France à Chambly). Sur la phase retour, les Strasbourgeois n'ont pris que 10 petits points sur les 45 mis en jeu. Seul Troyes fait pire dans l'élite ! Heureusement pour les Bleus, cette saison, le maintien se jouera à moins de 40 points et ils comptent toujours cinq unités d'avance sur Lille et Troyes également en train de faire du surplace.

Pour en revenir à la rencontre de ce samedi, Thierry Laurey avait affirmé que son groupe se déplaçait à la Licorne avec des ambitions. On le croit, car les Alsaciens ont pris le jeu à leur compte dans le premier acte. Les Picards, à la peine pour sortir de leur camp, peuvent en témoigner. Problème, avoir la possession c'est bien, mais se créer des situations pour marquer c'est mieux. Or, dans ce domaine, jamais les Bleus n'ont vraiment fait trembler Régis Gurtner et ses équipiers. Quelques coups de pattes de Dimitri Lienard ont bien trouvé Ernest Seka, mais la conclusion n'a jamais été au rendez-vous pour l'ancien de la maison picarde. La possession stérile alsacienne et la peur de prendre des risques des deux formations ont offert un spectacle bien pâle dans un stade à guichets fermés. Le déchet technique n'a pas non plus aidé pour que la rencontre s'enflamme. Dans cette première période, seuls Anthony Gonçalvès qui s'est offert un beau duel avec Bakaye Dibassy pendant 45 minutes et Jonas Martin, qui a apporté sa touche technique et guidé le jeu, ont semblé à la hauteur des attentes. On se dirigeait tranquillement vers la mi-temps sans qu'il n'y ait eu un seul tir cadré, quand le tournant de la rencontre est arrivé. A l'origine, une passe molle de Dimitri Foulquier vers son gardien. Alexandre Oukidja, lui, dévisse alors son dégagement. Les Amiénois récupèrent le ballon et l'envoient dans la surface. Là encore, Oukidja se manque et boxe plutôt Serge Gakpé que le ballon. La balle revient sur Thomas Monconduit qui allume alors qu'Ernest Seka tentait de fermer l'angle au premier poteau. Une accumulation d'erreurs qui amène un nouveau but largement évitable au Racing. Juste avant la pause, celui-ci fait très mal alors que les Bleus contrôlaient la rencontre. Certains diront que cela est bien à l'image de la saison et particulièrement de cette phase retour.

En deuxième mi-temps, les choses ne s'arrangent pas. Les Amiénois commettent des fautes "intelligentes" et il y a toujours aussi peu de ballons aux abords de la surface picarde. Rapidement, Thierry Laurey lance Jérémy Blayac dans la bataille à la place...de Gonçalvès, un des plus vaillants hier soir pourtant. Ce changement ne donne rien et au fil des minutes, les erreurs d'approximation se multiplient. A l'entame du dernier quart d'heure, les espaces s'ouvrent et ce sont les Amiénois qui vont en profiter. Plus combatifs, ils vont faire le break par l'intermédiaire de Harrison Manzala parti dans le trou et qui s'en va battre un Alexandre Oukidja, abandonné par sa défense alors qu'il avait retardé l'échéance quelques minutes auparavant. Alors que les espoirs de revenir sont presque réduits à néant, Jérémy Blayac trouve la transversale de Gurtner de la tête sur un centre de Dimitri Lienard à la 85ème minute. Le match ne sera pas relancé, pire encore puisque Gael Kakuta y va de son but dans le temps additionnel après une mauvaise transmission de plus dans le couloir gauche. Dans la foulée du troisième but amiénois, Jérémy Blayac lancé en profondeur, adresse un centre à ras de terre à Saadi qui trouve le chemin des filets et réduit le score à 3-1.

Cette réduction du score est une bien maigre consolation, tant on espérait mieux à Strasbourg. Une fois de plus, le Racing s'est mis au niveau de son adversaire et rentre bredouille d'un déplacement abordable. Il manque toujours cette victoire qui donnerait un bol d'air (définitif ?) pour chercher le maintien. Il reste quatre rencontres aux Strasbourgeois pour obtenir ce succès mais les derniers adversaires qui attendent le Racing ne seront pas des sparring-partner, loin de là. Nice, Rennes, Lyon et Nantes ont tous des ambitions européennes en cette fin de saison et les deux premiers n'ont sans doute pas oublié leur défaite face aux Strasbourgeois lors de la phase aller. Cette phase aller qui semble bien loin maintenant, une époque où le Racing surfait encore sur l'euphorie de la montée et mordait à pleines dents dans une Ligue 1 que beaucoup découvraient. Certaines valeurs semblent s'être perdues lorsque l'on voit la rencontre à Amiens, mais il n'est pas encore trop tard pour les retrouver. Alors, vite une réaction !

 

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