Deux matchs nuls (2-2) lors des deux dernières journées pour un Racing qui peine à remporter des matchs sur cette phase retour. Pas l'idéal avant de se rendre à Angers qui monte en puissance ces derniers temps et qui se situait devant les Bleus au classement avec deux points d'avance au coup d'envoi hier soir. 

Il y a des rencontres dans une saison qui ont des allures de match couperet. Après avoir lâché deux points dans les derniers instants à Toulouse il y a trois semaines, puis concédé un match nul décevant le week-end dernier face à Metz dans le derby, il fallait à tout prix relever la tête pour les hommes de Thierry Laurey hier soir au stade Raymond-Kopa. Ce déplacement dans le Maine-et-Loire avait de quoi effrayer les supporters alsaciens puisque Guingamp et Caen ont pris l'eau lors de leur récente visite dans l'antre du SCO (3-0 à chaque fois). Les inquiétudes se sont vite confirmées lorsque Karl Toko-Ekambi, l'homme en forme des locaux, a ouvert le score dès la 6ème minute à la réception d'un centre à ras-de-terre de Thomas Mangani alors que la défense a encore paru bien passive sur le coup. Dans la continuité du but, les joueurs offensifs du SCO ont poursuivi leur travail de sape emmené par un très bon Jeff Reine-Adelaide, prêté par Arsenal. Ernest Seka a souffert dans son couloir mais n'a pas été le seul dans le dur. Au fil des minutes, la pression sur le but d'Alexandre Oukidja a faibli et les Bleus ont tenté de sortir la tête de l'eau, sans parvenir à se créer de véritables occasions. Le premier coup de chaud sur le but de Ludovic Butelle est survenu à la 25ème minute sur un corner de Dimitri Lienard. Le ballon est arrivé au deuxième poteau sur Pablo Martinez, l'ancien angevin ultra motivé ce samedi, mais sa frappe puissante à ras de terre a été sauvée sur la ligne par Thomas Mangani alors que tout le monde voyait déjà l'égalisation strasbourgeoise. Les fautes ont ensuite été nombreuses sur une pelouse rendue glissante par la pluie. Jean-Eudes Aholou en a d'ailleurs fait les frais, victime d'un coup à la cheville de Thomas Mangani sur une action anodine et qui n'a pu revenir sur le terrain avec les siens pour la seconde période. Niveau occasions de but, peu de choses à se mettre sous la dent. Flavien Tait a d'abord placé une frappe, détournée par Alexandre Oukidja puis Stéphane Bahoken juste avant la pause, a allumé Ludovic Butelle sans pouvoir faire trembler les filets.

Le second acte a donc repris avec un nouveau visage en la personne de Jérémy Grimm, au relais de Jean-Eudes Aholou. Le numéro 6 du Racing n'a mis que trois petites minutes à se mettre dans le match. Décalé par Stéphane Bahoken, il a lâché une lourde que Butelle a effleuré pour finalement s'écraser sur la barre transversale angevine. Après Aholou, les Bleus ont perdu Martin Terrier sur blessure. Pas de quoi arranger les affaires strasbourgeoises dans une soirée déjà compliquée au tableau d'affichage. Mais comme les Angevins ne cherchaient pas à enfoncer le clou, les Alsaciens ont pris le jeu à leur compte. Et la lumière est venue d'un joueur souvent visé par les critiques cette saison : Jonas Martin. L'ex-Montpelliérain, repositionné en milieu défensif aux côtés de Jérémy Grimm après la sortie de Martin Terrier, a brillé dans le jeu en prenant les choses en mains. A vingt minutes du terme, il s'est infiltré dans la surface et a obtenu un pénalty après un contact avec le capitaine Ismael Traoré. Il n'a pas tremblé et a transformé le pénalty pour remettre son équipe à hauteur de son adversaire du soir. Les Bleus ont poussé pour inscrire un deuxième but gardant toujours la maîtrise du jeu. La solidité retrouvée défensivement a redonné confiance à tout un groupe et les Angevins ont eu beaucoup de mal à se créer des situations dangereuses. Mais on connaît notre Racing et rien n'est jamais acquis. Alors que l'on jouait la 86ème minute, une passe de Billy Ketkeophomphone bien connu à la Meinau, a adressé une passe à Vincent Manceau, et Karl-Toko Ekambi a encore surgi pour signer un doublé. C'est à ce moment que l'arbitre assistant a levé son drapeau pour signaler un curieux hors-jeu. Le stade a grondé, le banc angevin a râlé et les Strasbourgeois n'ont pas forcément compris ce qu'il se passait mais le but a bien été refusé, à jute titre après une position illicite de Fulgini sur la trajectoire de la transmission entre Ketkeo et Manceau. Dans la foulée, Stéphane Bahoken a failli en profiter pour doucher tout le stade mais le mur Butelle s'est encore dressé devant lui pour éviter un succès inattendu du Racing en terre angevine. 

Si une victoire semblait possible, les Bleus prennent un bon point et continuent à gratter point par point alors que derrière Lille, Troyes et Toulouse ont encore craqué et sont toujours à la peine. La marge de manoeuvre reste faible pour les hommes de Thierry Laurey mais les joueurs ont réagi positivement après avoir concédé un but rapidement. Comme à Toulouse et contre Metz, les Strasbourgeois ont su revenir dans le match après avoir dû courir après le score. Une confirmation des bonnes intentions alsaciennes est encore attendue la semaine prochaine et une victoire serait la bienvenue, et quasiment synonyme de maintien dans l'élite. L'adversaire sera plus coriace cette fois avec la réception de l'AS Saint-Etienne, totalement relancée avec les arrivées de Cabella, Debuchy, Subotic, Mvila et Ntep durant l'hiver. Du beau monde en prévision sur la pelouse de la Meinau samedi et une équipe stéphanoise désormais en course pour une place européenne en fin de saison.     

 

 

Top 3 :

  •  : Jonas Martin : A l'origine de la révolte strasbourgeoise en seconde période, la hausse du niveau de jeu du milieu strasbourgeois a boosté toute son équipe et il a été récompensé en obtenant le pénalty, puis en le concrétisant. En espérant que sa bonne performance du soir lui permette d'exploser pour le dernier mois de compétition.
  •  : Anthony Gonçalvès : On regrettait son absence au coup d'envoi du derby la semaine passée. Cette fois, il était bien là à un poste inhabituel de latéral droit, la faute aux blessures et aux suspensions dans le camp alsacien. Il a pleinement rempli sa mission dans son couloir. Tait, en forme récemment, n'a que très rarement exister de son côté. En plus de cela, il a apporté offensivement comme toujours. 
  •  : Pablo Martinez : Le défenseur central alsacien semblait plus motivé que jamais pour ses retrouvailles avec le SCO. Auteur d'une prestation défensive solide, il a tenté à plusieurs reprises en première mi-temps de faire trembler les filets. Sans y parvenir finalement, mais il n'a pas manqué grand chose. Dans l'état d'esprit, parmi les meilleurs hier soir. 

 

Résumé :

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