Au terme d'un match au scénario rocambolesque et dans une Meinau surchauffée à l'image de la dernière journée la saison passée, les Bleus ont décroché leur maintien en Ligue 1. Passés par toutes les émotions, les supporters et les joueurs ont célébré ensemble une victoire de prestige face à l'Olympique Lyonnais (3-2), qui n'a pas compris ce qu'il se passait dans cette enceinte.

Ils l'ont fait ! Sur une série de onze rencontres sans victoire alors que Lyon restait sur huit victoires consécutives, les Bleus ont retourné une situation qui semblait impossible. Après avoir mené au score dès la 22ème minute grâce à Stéphane Bahoken qui a profité d'un cadeau de Mouctar Diakhaby qui semblait découvrir qu'il avait des jambes et des pieds, le Racing avait ouvert la voie à une impensable issue. Mais Nice avait connu la même chose deux semaines auparavant et était revenu, avant de passer tout près du succès. Poussés par une Meinau qui ne voulait pas voir le même scénario se reproduire, les Alsaciens sont restés en place dans un 5-3-2 que personne n'attendait et pour lequel Thierry Laurey avait opté. Dimitri Foulquier était aligné dans l'axe de la défense aux côtés de Pablo Martinez et de Kader Mangane, de retour et brillant hier soir. Ernest Seka laissé sur le banc, c'est Dimitri Liénard qui était désigné pour occuper le couloir gauche et tenir le turbulent Bertrand Traoré. Dans ce dispositif, les Lyonnais ont peiné et jamais Alexandre Oukidja n'a tremblé dans ce premier acte, à part lorsque Monsieur Turpin le fusillait du regard car il cherchait à jouer la montre. A 1-0, les Bleus ont géré leur avantage à la marque grâce au trio Aholou-Grimm-Martin bien compact au milieu. Les Lyonnais, souvent par terre et particulièrement Memphis Depay le roi du plongeon, ont alors tenté de sortir les Alsaciens de leur rencontre. Raté car les Bleus n'allaient pas tomber dans le panneau. Mieux encore, ils sont passés tout proches d'inscrire un second but à la 30ème minute. A la suite d'un corner de Dimitri Lienard, le ballon arrive sur Benjamin Corgnet au deuxième poteau qui tente un retourné acrobatique. Celui-ci heurte la transversale et retombe sur Kader Mangane trop excentré pour pouvoir conclure. Le capitaine strasbourgeois aura une autre opportunité quelques minutes plus tard mais sa percée offensive se conclut par un intérieur du pied droit pas assez appuyé pour pouvoir cadrer sur un centre de Stéphane Bahoken. A la pause, l'avantage pris par le Racing était logique.

Forcément à la reprise, l'OL se devait de réagir. Jean-Eudes Aholou, blessé, a dû quitter ses coéquipiers. Il a été remplacé par un autre guerrier, Anthony Gonçalvès. Cela ne changeait rien pour les Rhodaniens, il fallait se réveiller. Et le sursaut est vite arrivé lorsque Nabil Fekir a percuté ballon au pied, et a été au contact de Pablo Martinez au coeur de la surface. Monsieur Turpin désigne le point de pénalty alors que le contact semble léger, mais Fekir transforme et égalise pour Lyon. Après ce but, Jonas Martin est touché à son tour et contraint Thierry Laurey à un second changement. Ernest Seka fait son apparition et on change totalement de tactique côté alsacien. Dimitri Foulquier retrouve une position de latéral dans une défense à 4, tandis que Kenny Lala monte d'un cran. Dans un premier temps, ce changement n'est pas payant puisque le Racing ne parvient pas à ressortir le ballon proprement et subit énormément. La pression de l'OL s'accentue et Stéphane Bahoken fait beaucoup d'effort (dans le vent) seul à l'avant. Face à la possession olympienne, les Bleus vont craquer. L'OL va profiter des rares espaces laissés par les Strasbourgeois dans cette soirée pour prendre l'avantage. Après un une-deux avec Depay, Aouar s'en va au but et remporte son duel avec Oukidja. Il reste alors un petit quart d'heure à jouer, moment choisi par Thierry Laurey pour lancer dans la bataille son dernier joker : Nuno Da Costa. Lyon garde le contrôle du match et les Strasbourgeois jouent le contre, toujours poussés par un public qui suit les résultats à Bordeaux et à Montpellier, tous les deux revenus au score contre les concurrents directs du Racing, Toulouse et Troyes.

Et l'épilogue de cette soirée va être épique. Jérémy Grimm vole un énième ballon au milieu de terrain et sert Dimitri Foulquier sur sa droite. Le centre du joueur prêté par Watford, est parfait au point de pénalty. Nuno Da Costa s'élève plus haut que Diakhaby et trouve le petit filet d'un Gorgelin sans réaction. On joue la 89ème minute et le Racing revient à hauteur des Lyonnais contre toute attente. Le point du nul qui se dessine n'est pas une bonne opération mais il évite au Racing de voir la zone rouge toujours plus proche. Et comme à la Meinau, rien ne se passe jamais comme ailleurs, le miracle va se produire. Nuno Da Costa, euphorique, s'en va provoquer l'arrière-garde rhodanienne balle au pied et obtient un coup-franc à l'entrée de la surface après s'être fait faucher par Diakhaby. Le coup-franc de la dernière chance est pour Dimitri Lienard qui enroule un ballon dans la lunette opposée. Gorgelin est surpris par la trajectoire et c'est tout un stade qui savoure non pas un succès, mais un exploit synonyme de maintien.

Les Bleus décrochent officiellement leur maintien dans l'élite avant même de se rendre à la Beaujoire samedi soir pour le baisser de rideau de la saison. Peu de monde croyait à une victoire ce samedi face à l'ogre lyonnais, qui trébuche dans cette antre si spéciale pour les gros bras du championnat où parmi les six premiers, seul Monaco est parvenu à arracher les trois points. On soulignera le coaching gagnant de Monsieur Laurey, décrié sur les derniers matchs et qui a réalisé un vrai coup avec ses hommes hier soir. L'objectif est atteint, l'heure est venue de savourer (avec modération bien sûr) avant de repartir avec de nouvelles intentions la saison prochaine. On attend maintenant la venue des joueurs dans nos studios pour célébrer et surtout l'après-midi "Les Feux de l'Amour" avec Kader Mangane. Cette équipe-là et ce club n'est décidément pas comme les autres ! Merci les Bleus !

Top 3 :

  •  : Jérémy Grimm : On ne sera peut-être pas d'accord sur l'ordre de ce Top 3. Mais Jérémy Grimm a été le pilier de cette équipe. Appelé à débuter la rencontre, le numéro 6 du Racing a brillé. Nabil Fekir a très peu existé dans cette rencontre et son impact réduit sur le match s'explique par la présence du numéro 6 du Racing. Celui-ci est en plus à l'origine de l'égalisation. L'Alsacien de l'équipe a parfaitement mouillé le maillot.
  •  : Nuno Da Costa et Dimitri Lienard : Les deux hommes sont les héros du soir ! Le premier n'a disputé qu'un petit quart d'heure de jeu, le temps pour lui de marquer de la tête puis d'obtenir le coup franc de la victoire. Ses percussions qui ont tant manqué au Racing ces dernières semaines ont fait la différence. Pour ce qui est de Dimitri Lienard, il a encore une fois tout donné pour ses couleurs et son but au bout du temps additionnel est mérité. Son extraordinaire coup-franc risque de tourner sur les réseaux sociaux pendant bien longtemps.

Résumé :

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