Colombes 22h00, le Racing a remporté une victoire si ce n’est convaincante tout du moins indispensable dans ce qui promet encore de nombreux retentissements que le coup de sifflet final de la saison ne saurait conclure définitivement.

Mobilisation policière

UJALa soirée a commencé tôt, tout du moins pour les supporters alsaciens qui ont joué du poing avec un bar proche du stade obligeant même la RATP à dévier ses lignes de bus pour l’itinéraire bien connu, visiblement sous le nom de code « itinéraire Rugby ». La visite obligée des abords du stade du Racing Métro 92 enfin finie, l’heure est à l’achat des billets et l’entrée dans l’enceinte. Là quatre ou cinq véhicules de police sont garés tous gyrophares dehors et l’entrée ressemble plus à un RCS / Metz qu’à une rencontre de National entre une équipe parisienne fortement délocalisée et un club de l’Est somme toute plus bien vaillant. Force est de constater que si les autorités voulaient rassurer les supporters franciliens, le passage entre les deux rangées d’UB 90 - qui il faut bien le dire compte tenu des échauffourées n’inspiraient pas grande confiance - auraient achevés les plus cardiaques d’entre eux.

Le coup de patte de Noro

Mais bon sans retard ni encombres, le match démarra. Le Racing imposa sa main mise sur le jeu même si la première escarmouche fut à mettre au compte de l’UJA. Les strasbourgeois, bien que possesseur du ballon, éprouvaient les pires difficultés à pénétrer la dernière ligne de défense adverse. Comme souvent dans ces cas là, le salut vint d’un coup de pied arrêté et de la patte toujours très juste de Noro qui permit à Julien Outrebon de concrétiser une domination jusqu’alors bien stérile aussi bien dans le jeu qu’au tableau d’affichage. Là, le spectre du Paris FC refit légèrement surface puisque le quart d’heure suivant fut à l’avantage des locaux mais ceux-ci se montraient bien trop approximatifs. Heureusement pour les bleus, le scénario ne se répéta pas et la mi temps fut sifflée peu après qu’Ahoueya ne tente de placer une frappe qui manqua d’accrocher la lucarne gauche du porter francilien.

Schéma de jeu incohérent

Mais pourquoi donc ce Racing laissait-il l’UJA revenir, la faute en incombe probablement au système de jeu. En effet, Noro jouait milieu offensif axial, Mathlouti et Brahmia devant occuper l’attaque. Toutefois, Brahmia était à l’ouest dans tous les sens du terme puisque non content de ne pas être dans le rythme, il s’exilait toujours assez loin sur le flanc droit. Noro lui jouait trop bas et Mathlouti lui était vraiment en pointe. Seulement, comme Brahmia n’était pas dans le coup, le côté droit ne fonctionnait pas, Noro trop bas ne trouvait pas Mathlouti et s’enfermait dans la nace adverse, Pichot sur son côté gauche assez actif il faut bien le dire en cette première période ne pouvait combiner avec personne et devait donc jouer sur un Mathlouti esseulé et excentré.

Le réveil de Brahmia

La seconde période allait voir le réveil de Brahmia et le jeu plus haut de Noro. C’est d’ailleurs probablement ce qui sauva le Racing d’une terrible désillusion. Brahmia se réveilla donc, bon il n’est pas encore à son meilleur niveau mais ses intentions et ses provocations eurent plus de succès, en témoigne les nombreux corners de son côté. Noro plus haut trouvait plus souvent Mathlouti et le flanc gauche était enfin un peu plus occupé mais pas de spécialistes réellement donc pas vraiment de danger concret de ce côté-là. Derrière me direz-vous et bien derrière c’est assez solide même si quelques bourdes peu communes furent commises par nos préposés défenseurs, mais celui qui allait monter en puissance et tenir le navire à flot c’est Ahoueya, oui celui qui s’est montré offensif en fin de première période. Il allait ratisser tous les ballons à sa portée en seconde période, passant son temps à s’écarteler toute passe entrant dans son rayon d’action.

L'UJA à 10

Grace à lui le Racing pu conserver une avance qui était montée à 2 buts suite à un coup franc de Noro, encore lui, qui obligea le gardien adverse à relâcher le ballon dans les pieds de Mathlouti qui n’en demandait pas tant. Le relâchement fut aussi alsacien puisqu’à peine deux minutes plus tard notre ami Moukouri propulsait de la tête un ballon au fond des filets de Gurtner qui fut légèrement touché au passage. Faute non sifflée, but validé. On eut pu craindre là encore que le scénario du PFC se reproduise mais le jeu du Racing était alors beaucoup moins régit par la peur qu’alors. Une décision arbitrale facilita encore les affaires des bleus puisqu’un joueur d’Alfortville fut – sévèrement - expulsé pour une faute sur Brahmia. Malgré ce fait de jeu, le RCS laissait encore le jeu à son adversaire qui n’a pas paru affreusement handicapé par cette défection. Toutefois sur une des contre attaques alsaciennes, un pénalty fut sifflé puis transformé par un Mathlouti qui marquait un doublé alors qu’il était particulièrement esseulé ce soir.

Des supporters "made in National"

Si on ne peut que se féliciter d’une victoire sur un score net, il est regrettable qu’aucun but ne soit marqué dans le jeu et que les contre attaques de fin de match ne soient pas plus tranchantes. Impossible de savoir si cet avis était partagé par les quelques trente CRS venus raccompagner le Kop alsacien à son bus mais il faut retenir de cette soirée quelques phrases entendues dans le stade : « Triste cette violence, y’a pas ça au PFC, en même temps faudrait déjà qu’il y ait des supporters » ou encore « C’est sur qu’Alfortville Gap / y’aurait pas eu de problèmes, en même temps Gap vu qu’on sait même pas ou c’est… ».

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