Sur un véritable champ de patate en raison du froid et de la pluie tombée sur l'Alsace ces derniers jours, les Bleus ont renoué avec le succès après trois matchs sans marquer face à Dijon.

La Meinau a de nouveau vibré ce samedi soir. Les spectateurs venus en masse se sont d'abord demandés si la rencontre allait pouvoir être disputée tant la pelouse était gorgée d'eau après la pluie tombée toute la journée sur Strasbourg. Le terrain était déjà bien marqué après l'échauffement et disons-le, si le calendrier n'était pas aussi surchargé, Antony Gautier aurait sans doute décidé de reporter la rencontre du soir. Du coup, on a joué. Enfin, surtout Strasbourg au départ ! Les Dijonnais ont pris l'eau d'entrée dans ces conditions dantesques. Les Bourguignons en avaient pris huit mercredi au Parc des Princes face à l'armada parisienne, et se devaient d'assurer leur entame de match malgré une défense recomposée avec les joueurs aptes du moment. Raté donc ! Kenny Lala a amené un premier centre dans la surface que Martin Terrier a repris de la tête, mais la barre transversale s'est opposée à lui. Jérémy Blayac, à l'affût, a repris le ballon mais Baptiste Reynet a repoussé comme il pouvait. Dans la continuité, Ernest Seka, Dimitri Lienard et Kenny Lala ont combiné et la défense a remis le ballon plein axe. Jean-Eudes Aholou surgit alors et allume. Sa frappe fuyante fait mouche et le Racing mène déjà 1-0 après quatre petites minutes. Les vagues alsaciennes continuent de déferler sur le but de Reynet, et Martin Terrier fait payer aux Dijonnais leur absence de réaction. On ne joue même pas la vingtième minute que Martin Terrier, à la course avec Haddadi, s'écroule au contact du défenseur. L'arbitre accorde un pénalty aux Bleus alors que la faute ne paraît pas flagrante. Enervé par le coup de sifflet de l'arbitre, Baptiste Reynet balance un dégagement dans le kop et reçoit des mots doux de la tribune ouest en échange. Kenny Lala est déjà concentré sur son tir au but et se charge d'inscrire le second but. On croit alors à un nouveau naufrage du côté des rouges après la fessée prise face au PSG mais les joueurs du Racing relâchent la pression et attaquent beaucoup moins qu'en début de match. Ce besoin de souffler permet au DFCO de retrouver le moral et même la confiance quand le remuant Julio Tavarès se fait oublier par la défense et réduit le score à un peu plus de dix minutes de la mi-temps. Le Racing réagit sur un coup franc de Dimitri Lienard, détourné en corner par Reynet, puis sur un corner du même numéro 11 que Kader Mangane voyait déjà au fond mais Reynet sort le ballon miraculeusement sur sa ligne de but. Ballon de 3-1 manqué et payé cash dans les arrêts de jeu de la première période lorsque Haddadi profite d'une nouvelle inattention défensive pour égaliser à 2-2.

Les jardiniers de la Meinau ont beau tenté de remettre la pelouse dans un état correct à la pause, c'est mission impossible. Sur la lancée de leur come-back au tableau d'affichage, les Dijonnais prennent le dessus sur le Racing à la reprise sans pour autant se créer de véritables occasions à part sur une frappe de Tavarès stoppée par Landry Bonnefoi. On sent beaucoup de fatigue sur ce terrain lourd et il devient de plus en plus compliqué de créer du jeu, déjà que ça ne l'était pas au départ. Dans le besoin de gagner, les deux équipes jouent l'attaque. Thierry Laurey lance d'abord Stéphane Bahoken, puis Nuno Da Costa. Sur son premier ballon, le cap-verdien tente une incursion sur le côté droit. Après s'être débarrassé de Rosier, Haddadi le fauche et commet une seconde fois l'irréparable dans sa surface de réparation. Cette fois, le pénalty est indiscutable et Kenny Lala reprend le ballon dans les mains pour se charger de remettre le Racing devant. Chose faite quelques secondes plus tard et donc doublé pour le latéral droit strasbourgeois. Avec les entrées de Jeannot et Kwon, la fin de match est pénible. Dijon balance de longs ballons dans la surface avec l'aide de Reynet qui campe dans le rond central. La défense du Racing tient le choc et s'offre même un dernier contre mais Martin Terrier ne parvient pas à ajuster Reynet. L'essentiel est assuré dans ce duel d'une importance capitale pour le maintien du côté du Racing. Grâce à ce succès, les Bleus se replacent dans la première partie de tableau avec une belle 10ème place même si les écarts restent faibles au classement. Place maintenant à une double confrontation face à Lille. En Coupe de France d'abord jeudi soir si la pelouse de la Meinau est en état d'accueillir cette rencontre, puis dimanche après-midi (15h) au stade Pierre Mauroy. Avec l'idée de faire un coup face à une équipe en souffrance, passée à côté de son match ce samedi soir à Troyes.

Top 3 :

  •  Kenny Lala : Auteur d'un doublé grâce à ses deux pénalties transformés (jamais simple comme situation), il est également pleinement impliqué sur le premier but. Moins en vue en seconde période, en raison du terrain catastrophique du côté des bancs de touche.
  •  Kader Mangane : Comme en Coupe de France en début de mois, le capitaine strasbourgeois a bien muselé son vis-à-vis Julio Tavarès. Ses tacles glissés ont été parfaits et dans les airs, il a pris la plupart des ballons. Des conditions de jeu sans doute appréciés par le défenseur central du Racing qui s'est régalé. 
  •  Martin Terrier : Pour son retour dans le onze de départ, le néo-lyonnais a été brillant. Une tête sur la barre dès l'entame, de nombreux appels en profondeur et à l'origine d'un pénalty obtenu, il a été omniprésent sur le front offensif. Il aurait pu être récompensé en fin de match par un but s'il avait eu assez de jus encore pour battre Reynet.

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