Crédit photo : Dave Winter (Icon Sport)

 

Après l'élimination en quart de finale de Coupe de France du côté de Chambly mercredi (1-0), les joueurs de Thierry Laurey devaient à tout prix se replonger dans la lutte pour le maintien en championnat à Caen ce dimanche.

Le football est un sport qui réserve bien des surprises. Le Racing le sait bien puisqu'il est parvenu à battre le grand PSG début décembre. Mercredi soir à Beauvais, il a connu le scénario inverse, se faisant sortir par Chambly (relégable en National 1) sans parvenir à marquer et surtout sans se créer d'occasions en deuxième mi-temps. Les conditions climatiques étaient compliquées mais cela valait pour les deux formations. Après cette sortie en coupe par la petite porte, le peuple bleu et blanc attendait et espérait une réaction de ses hommes en Normandie quatre jours plus tard. Surtout avant d'accueillir un Monaco totalement retrouvé le vendredi suivant. Thierry Laurey, conscient que chaque point compte désormais, a alors opté pour la solution verrouillage face à la plus mauvaise attaque du championnat. Si le plan de jeu décidé avec une défense à 5 a pu en surprendre plus d'un, il a au moins contrarié une équipe de Caen qui a pour habitude de mettre une grosse pression offensive sur le but adverse à domicile. Dans cette configuration, les Normands, eux aussi à 5 derrière, ont peiné à amener le danger sur le but tenu par Alexandre Oukidja. Les Strasbourgeois ont largement eu la possession du ballon (62%), ce qui est rare pour eux à l'extérieur cette saison mais là aussi les possibilités de marquer ont été rares. Jonas Martin a repris un centre venu de la droite de la tête, sans parvenir à cadrer. Dimitri Liénard a allumé sur la cage du portier vainqueur de la Coupe de la Ligue avec le Racing en 2005 mais Vercoutre n'a pas eu besoin de bouger pour boxer le ballon. Peu de choses à se mettre sous la dent donc, mais c'était toujours mieux que les Caennais... Sauf que les locaux sont parvenus à franchir la ligne défensive bleue sans forcer avant la mi-temps. Enzo Crivelli, prêté par Angers, a combiné avec Peeters en une touche et a pu gratter les trois défenseurs strasbourgeois quasiment à l'arrêt sur l'action, pour conclure tranquillement face à un Oukidja abandonné par ses coéquipiers. A la pause, le score de 1-0 était immérité mais les Strasbourgeois pouvaient ne s'en prendre qu'à eux-mêmes sur le but concédé. 

La révolte attendue en seconde période n'est jamais arrivée. Ceux qui voulaient faire la sieste ont bien été bercés par cette rencontre qui manquait de rythme et dans laquelle les Alsaciens n'ont pas trouvé la clé pour enfin amener une vraie pression face à des Caennais qui attendaient sagement leur heure pour pouvoir contrer et faire le break. Il a fallu attendre le dernier quart d'heure pour voir un peu d'action lorsque Thierry Laurey a enfin quitté son système défensif en lançant Jérémy Blayac dans la bataille à la place de Yoann Salmier. Son homologue Patrice Garande a réagi en ajoutant un élément défensif pour préserver les trois points du succès. On a alors eu droit à un duel attaque-défense sauf que les Blancs ne trouvaient toujours pas le cadre de Vercoutre. Et finalement, le Racing a cédé une seconde fois sur un contre caennais. Le défenseur central Ismael Diomandé s'est retrouvé ailier droit et a trouvé au centre son capitaine et latéral Frédéric Guilbert, laissé seul par Kenny Lala qui avait abandonné le marquage pour gêner le centre alors que Dimitri Foulquier était prêt à défendre sur l'aile. Un manque de communication criant entre l'ex-Lensois et Dimitri Foulquier qui fait de ce but, une erreur défensive grossière de plus dans cette saison. En fin de match, Dimitri Liénard a tenté de réduire la marque d'une frappe lourde des trente mètres mais celle-ci a terminé sur la transversale d'un Vercoutre qui avait touché le ballon du bout des gants.

Une fois de plus, le Racing s'incline en 2018. Il s'agit là de la sixième défaite en neuf journées de championnat sur la phase retour. On savait que la série de quatre matchs PSG-Montpellier-Caen-Monaco serait ultra compliquée à passer mais la situation devient inquiétante alors qu'il reste dix matchs à disputer dans cet exercice. Les concurrents de bas de tableau se rapprochent dangereusement et le calendrier réserve quelques matchs couperets au cours des prochaines semaines pour nos joueurs. Les Bleus iront notamment à Toulouse, Angers et Amiens lors des trois prochains déplacements et accueilleront également Metz le 1er avril. Mis à part le calendrier à venir, les joueurs strasbourgeois doivent à tout pris retrouver les valeurs et le football vus durant l'automne pour prendre la dizaine de points manquante dans l'escarcelle. Car le championnat dure 38 journées et les Bleus semblent marquer le pas avec 7 points pris sur les 27 derniers mis en jeu. Il n'est pas trop tard car il en reste 30 à grappiller, mais le réveil doit vite arriver pour espérer se sauver ! Les supporters feront le bruit nécessaire pour éviter toute somnolence des leurs.        

 

Résumé :

 

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