Pour son retour au championnat après la trêve internationale, le Racing accueillait le FC Metz. Un match d'une haute importance lorsqu'on voit le programme qui attend les Strasbourgeois en cette fin de saison.

Que ce soit les joueurs ou les supporters, tout le monde espérait voir Strasbourg avec un total de 35 points en ce soir de 1er avril. Raté ! Pourtant, tout avait bien débuté au Stade de la Meinau en ce week-end de Pâques. Un millier de personnes accompagnait les joueurs lors de la dernière séance de samedi, conscients de la nécessité d'engranger trois points lors du derby du jour. Message bien reçu par le duo Stéphane Bahoken-Benjamin Corgnet puisque le premier nommé a repris un ballon repoussé par le gardien lorrain sur un tir croisé du second pour ouvrir le score à la 18ème minute. La suite ? Un grand n'importe quoi. La faute à un arbitre, Monsieur Buquet, qui a fait une erreur grossière lorsqu'il a sifflé un pénalty imaginaire au FC Metz en raison d'une main dans la surface d'un joueur...grenat. Remarquant les vives réactions alsaciennes, il a semblé comprendre qu'il s'était trompé. La scène à laquelle tout le stade a assisté, a alors été improbable. Il a convoqué le défenseur messin au coeur de l'action pour lui demander si le ballon avait atteint sa main. Forcément, le jeune défenseur grenat n'allait pas faire de cadeau à l'adversaire et cela n'a rien de surprenant à la vue de la situation du FCM au classement. L'arbitre a alors confirmé sa première décision et Emmanuel Rivière a transformé le pénalty après cinq minutes d'interruption... Cet arbitre-là avait déjà été au coeur des discussions lors de la victoire des Bleus face au PSG, et plus récemment avait été dépassé par les évènements lors de l'Olympico entre Marseille et Lyon. Ce match-là s'était terminé en échauffourées à la fin de la rencontre dans le couloir menant vers les vestiaires. Cette erreur dans le derby du jour a mis le feu au poudre. Plutôt qu'une reprise du contrôle de la situation dans cette rencontre de bas de tableau, il a opté pour la distribution de biscottes et les fautes se sont multipliées alors que les vingt premières minutes se déroulaient avec de l'engagement mais dans un bon esprit entre les acteurs. Cela s'est conclu par cinq cartons jaunes et un rouge côté locaux, et trois cartons jaunes et un rouge pour les visiteurs. Alors forcément, le show de l'homme en noir a pris le dessus sur un potentiel spectacle entre les deux formations. A la pause, beaucoup étaient au courant de cette mauvaise décision et il y avait donc de l'électricité dans l'air.

Il a suffi de trente petites secondes en deuxième mi-temps pour que la nervosité grimpe encore d'un cran. A l'image de ce que le Racing avait réalisé à Toulouse il y a deux semaines en marquant dès la reprise, les Messins en ont fait de même ce dimanche. Bien aidé par des Bleus restés aux vestiaires et totalement absents sur cette attaque, Florent Mollet déjà buteur au match aller, a conclu d'une reprise un centre venu de la droite de l'attaque messine au second poteau alors qu'il était complètement seul. Après cela, les joueurs de Thierry Laurey ont marqué le coup mentalement. Les Mosellans ont alors lancé un étonnant show : sur la pelouse, un festival de plongeons dans le but de gratter du temps et de faire dégoupiller tout Strasbourg, dans les gradins aussi avec l'allumage de fumigènes, et plus grave des jets de ces mêmes fumigènes et de pétards sur le public alsacien du côté de la tribune nord. Pour ne pas mettre tout ce beau monde dans le même sac, on précisera que cela venait d'un groupe dont on ne citera pas le nom qui avait jeté deux pétards sur Anthony Lopes, le gardien lyonnais il y a un peu plus d'un an déjà. L'atmosphère est devenue pesante, et le terrain est passé au second plan pendant quelques minutes. Après ces quelques évènements, Abdallah Ndour a vu rouge de manière logique pour un tacle non maîtrisé sur Dossevi à 25 minutes du terme. Alors que l'on sentait l'équipe au fond du trou et que le public s'éteignait au fil des minutes, Dimitri Lienard a ramené la lumière en déposant un ballon sur la tête de Bakary Koné. La tête du capitaine a bien fait trembler les filets mais son but n'a pas pu être accordé en raison d'une position illicite. Et puis, le match a de nouveau dérapé. Stéphane Bahoken a voulu chercher un ballon que les Messins ne se pressaient pas de remettre en jeu. Rien d'anormal jusque-là sauf que le très intelligent Selimovic s'est chauffé avec l'attaquant du Racing. L'arbitre a alors sorti un carton jaune pour les deux, sauf que le défenseur luxembourgeois avait vu jaune en première période et a donc pu filer à la douche avant ses coéquipiers. Il n'en fallait pas plus pour booster le peuple alsacien. Anthony Gonçalvès a bien montré qu'il était entré en jeu par un geste d'humeur sur le gardien remplaçant messin d'abord, pas assez brillant dans son rôle de ramasseur de balle au goût du numéro 17 bleu. Quelques secondes plus tard, il a délivré une merveille d'extérieur du pied au second poteau après un une-deux qu'Ernest Seka a envoyé d'une puissante reprise dans la lucarne de Kawashima. Ce but-là vaut cher puisqu'il permet au Racing de recoller à la marque, en plus d'être le premier en Ligue 1 pour l'ancien capitaine. On en reste à ce 2-2 au final dans ce match électrique.  

Evidemment, ce résultat est une bien mauvaise opération pour les Strasbourgeois. Les deux équipes continuent de faire du surplace, et les Messins ont semble-t-il laissé filer leurs derniers espoirs de maintien en Ligue 1. Un moindre mal pour les Alsaciens, qui ont évité de remettre cette équipe dans le coup. Heureusement, derrière ça n'avance pas non plus puisque Lille, Toulouse et Troyes ont perdu. Il y a bien entendu le problème du calendrier difficile dans un avenir proche, mais pas uniquement. On a quand même vu deux équipes en difficultés dans le jeu aujourd'hui, avec une multitude de passes ratées et beaucoup de longs ballons alors que le terrain était enfin adapté pour jouer au foot. Si cela rapportait des points, on ne dirait rien mais le Racing n'a plus gagné depuis presque deux mois... Prochaine échéance samedi à Angers, stade où Guingamp et Caen ont pris la fessée 3-0 lors des deux dernières réceptions du SCO. Pas rassurant, mais les Angevins ne sont qu'à deux unités des Bleus. La motivation est toute trouvée. Ce matin, les Bleus sont à 33 points et il en manque encore au moins six ou sept pour se maintenir. Bref, rien est fait dans ce championnat stressant.  

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