Quand ? Quand est-ce que l’histoire du Racing se passera exclusivement sur un terrain de football et non en dehors ? On pensait le Racing guéri, voilà que le mal revient.

RCS / ForbachIl y a presque un an jour pour jour, je titrais ici même un article « SOS de supporters en détresse » et j'espérais ne jamais revivre une telle situation. Un an plus tard, on arrive au même bilan, ou presque : les caisses sont vides, l’équipe est en tête de son championnat mais pourrait souffrir des affaires externes, association – SAS – Mairie s’ignorent, les supporters en pâtissent, etc. Sauf que depuis, c’est les finances de l’association qui virent dans le rouge et non la SASP, et le National a été remplacé par le CFA2. Et pourtant cet été avec le dépôt de bilan, il y a avait ceux qui étaient soulager de pourvoir effacer d’un revers de main plus de dix ans de mauvaise gestion, de repartir enfin sur cette fameuse page blanche, de s’inscrire dans un projet de reconstruction et non de démolition. Et puis il y avait ceux qui savaient, hélas, qu’au Racing comme nul part ailleurs, il sera toujours difficile d’être uni derrière un projet commun, à cause peut être du caractère alsacien, si particulier, qui sait ? L’espoir aura duré moins de quatre mois, quelques belles affluences à la Meinau et un projet de convention plus tard … Un semestre plus loin, nous voilà retourné un an en arrière à débattre des mêmes sujets récurrents. Et puis vient le temps des questions …

Le bouchon qui fait pschitt

Comment pouvons-nous comprendre que les alliés du passé passent aujourd’hui se déchirent comme de féroces opposants ? Comment ces alliés du « tire-bouchon », qui auront œuvré collectivement pour faire partir les londoniens, sont-il aujourd’hui entrain de tout déballer en publique ? Pourquoi cet étalage médiatique ? Comment, pourquoi, … la liste est longue. Le Racing doit être aujourd’hui la seule entreprise alsacienne, et club au niveau national, dont la gestion est débattue publiquement. Tout le monde s’en mêle et apporte sa contribution en se disant « mais pourquoi moi aussi je n’aiderai pas le Racing ? ». Dans ce mélange de bonnes volontés, l’absence d’un réel meneur d’hommes, d’un patron, se fait de plus en plus ressentir. L’entité Racing est-elle tellement plus compliquée à gérer qu’une autre association ?

Champion du monde !

Il y a 14 ans (déjà), un jour de mai 1998, le comédien Pierre Arditi a fait un véritable plaidoyer sur le plateau de « En attendant demain » de TF1 en faveur du sélectionneur Aimé Jacquet qui se faisait démolir par les journalistes car presque personne ne croyait en lui. « Il faudrait que les gens qui écrivent dans la presse, qui font des chroniques à la télévision cessent de penser qu’ils sont entraîneurs de l’équipe de France. Il y en a un et il s’appelle Aimé Jacquet, on ne va pas en changer maintenant. Le crime de cet homme-là c’est finalement de ne pas avoir le don véritable de la communication, de ne pas être un mondain. Mais on s’en fout ! Qu’est-ce qu’on lui demande à cet homme-là ? C’est d’entraîner l’équipe de France pour l’emmener le plus loin possible. On n’est pas arrivé à l’heure du premier match. On ne peut pas demander à une équipe d’être motivée à 400% lorsqu’elle joue des matches amicaux. Cessez de demander à cet homme d’être prêt avant son heure ! Je suis sûr que cet homme-là fait son travail d’une manière plus qu’honnête. Il faut cesser de penser que cette équipe de France est une équipe de ringards dirigée par un ringard. Il y en a marre de ce discours ! Il y en a marre que les journalistes considèrent que ce sont eux les entraîneurs. Assez avec cela ! Qu’on lui foute la paix ! Qu’on le laisse travailler ! Et on reparlera après ! ».

« On va être tous unis ! »

On connait la fin. Ne serait-il pas aujourd’hui temps de tourner définitivement une page qui remonte peut être à 1979 ? De mettre en place une nouvelle équipe jeune et dynamique et de laisser une chance, une seule chance, à ceux qui veulent aller dans le bon sens, ensemble, dans un projet novateur et porteur ? Pour un bon nombre de supporters, qu’importe celui qui dirige, qu’importe celui qui finance, l’essentiel est et restera le Racing Club de Strasbourg avec son stade, son équipe, son ambiance et cet amour qu’on porte à l’institution. Le Racing existera toujours, ici, plus haut, ou plus bas et il y aura toujours des personnes qui le suivront car le Racing a quelque chose qui nous fait tous rester. Tous amoureux d’une histoire et d’un symbole de l’Alsace. Lors de la conférence de presse du 19 mars 2012, Henri Ancel déclarait à la presse : « L'environnement ne va pas faire gagner l'équipe, mais pourrait la faire perdre. On ne veut pas la faire perdre, on va être tous ensemble, on va être tous unis ! ». Il serait peut être grand temps de graver cette phrase à l’entrée des bureaux du stade, de la lire à chaque passage et de s’y atteler. Car, une nouvelle fois, dans la tourmente actuelle, il y aura toujours une, et une seule victime : le Racing !

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9, place Kléber
67000 Strasbourg

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