Au sortir d'une quatrième défaite sur ses cinq derniers matchs, le Racing continue de s'engluer dans une très mauvaise série qui le glisse, doucement mais sûrement, vers le bas du classement de la Ligue 1. Si en début de saison, un match et une victoire contre Bordeaux n'était pas un objectif de trois points au bout, force est de constater qu'aujourd'hui l'inquiétude des supporters ne vient pas de là. En effet, il y a l'art et la manière de s'arracher pour gagner.

Double tableau

Depuis début 2018, le Racing joue sur deux tableaux : le premier en championnat où il n'a glané que trois sur quinze possibles, le second en Coupe de France où il s'est offert le droit de jouer un 8ème de finale jeudi prochain face à Grenoble. Forcément, quand on voit l'obligation qu'à l'entraîneur de devoir faire tourner son effectif, on en serait presque à se demander si le Racing n'aurait pas mieux fait de faire clairement l'impasse sur la coupe centenaire. Pragmatiquement parlant, s'offrir un beau parcours peut être tout aussi réjouissant lorsque l'on sait que le Stade de France n'est plus qu'à trois matchs gagnants. Mais est-ce bien là l'objectif de la saison et le Racing a t-il sincèrement l'effectif pour jouer sur deux tableaux ?

Quoi qu'il en soit, d'expérience de supporter, le Racing n'a jamais réussi, comme ce soir, un grand match lorsque son kop se bat lui aussi sur deux tableaux : celui d'encourager son équipe et celui de revendiquer ses libertés, de plus en plus réduites au fil des journées. A chaque fois qu'il y a eu une grève des chants ou des intonations envers les instances organisatrices, l'équipe a déchanté. Ne cherchons pas de raisons à cela, ce n'est qu'un constat.

Mais aujourd'hui, le plus grand danger vient de ses supporters eux mêmes. Pas tous, fort heureusement, mais une petite minorité qui prend, défaite après défaite, de plus en plus d'ampleur. Celle là même qui se dépite des dégagements ratées de son portier, de l'incapacité chronique à savoir tirer un coup de pied de coin, ou encore de la difficulté à retrouver le vrai niveau de certains de ses protégés entrevu lors du cycle aller. Et oui, la Meinau peut pousser fort, très fort, mais le vent peut également tourner très vite si sur le pré, déjà fortement abîmé, ses guerriers ne se battent pas comme ils le voudraient. Pauvre pelouse en passant qui nous reverra dès dimanche prochain après une bonne semaine de gel. vers un match reporté ?

Deux mois décisifs

Ne nous cachons pas derrière le passé, ce ballon mal dégagé comme une balle tirée dans le pied, ou ce corner mal négocié qui amorce un contre adverse victorieux, mais focalisons nous sur ce qui va venir. Si la funeste série des années 2000 est encore dans les têtes, le Racing aura ces prochaines semaines d'arracher son maintien en affrontant ses adversaires directes (sauf Paris et Monaco forcément ...). Et cela commence dès dimanche face à Troyes :

  • 11/02/2018 à 15h00 : STRASBOURG / TROYES
  • 17/02/2018 à 17h00 : PARIS-SG / STRASBOURG
  • 23/02/2018 à 20h45 : STRASBOURG / MONTPELLIER
  • 03/03/2018 : CAEN / STRASBOURG
  • 10/03/2018 : STRASBOURG / MONACO
  • 17/03/2018 : TOULOUSE / STRASBOURG
  • 01/04/2018 : STRASBOURG / METZ
  • 07/04/2018 : ANGERS / STRASBOURG
  • 14/04/2018 : STRASBOURG / SAINT-ÉTIENNE
  • 21/04/2018 : AMIENS / STRASBOURG

Aujourd'hui, le Racing est à sa place. Celle de devoir se battre chaque week-end pour arracher ses derniers points qui lui manquent pour revivre une nouvelle saison dans l'élite. Battre Paris a été un rêve éveillé, faire un parcours en Coupe de France peut être merveilleux, mais ce qui importe le plus c'est qu'en juillet prochain le Racing soit à nouveau sur le calendrier de Ligue 1. Alors, au charbon !

Allez Racing !

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