(Crédit image : Getty Images)

Après le point arraché en toute fin de match à Montpellier (1-1), le Racing a enchaîné de la plus belle des manières en s'imposant face à Amiens, sa bête noire depuis plusieurs saisons (3-1). De bonne augure avant le déplacement à Marseille mercredi (19h) et la réception de Dijon samedi (20h).

En abordant la rencontre face à Amiens, tous les supporters voyaient leurs vieux démons resurgir d'un passé pas si lointain : ce but de Kamara à la dernière seconde qui prive la Meinau du sacre à domicile en National, un 4-3 prolifique mais perdant, cette faute de Kamara non sifflée sur Seka, ... de quoi broyer du noir, à croire que licorne et cigogne ne font pas bon ménage. Alors forcément, lorsque Krafth, le défenseur suédois d'Amiens, trouve les filets de Sels à deux secondes de la pause sur un dégagement très mal maîtrisé par les Bleus (45e+2, 0-1), la moutarde remonte au nez du public de la Meinau qui pour la première fois depuis longtemps laisse descendre des sifflets des tribunes. Il faut dire que le premier acte entre les deux équipes n'avait rien eu de bien emballant et ce coup de massue n'aura eu comme effet que d'en conclure qu'une énième mauvaise soirée était sur le point de commencer contre les Picards. Piqué au vif, le secret du vestiaire nous laissera imaginer le contenu du discours de Thierry Laurey à la pause ...

Une claque et un déclic

Au retour, le coach strasbourgeois décidera d'apporter une touche offensive à son équipe. Exit Dimitri Lienard, entrée de Benjamin Corgnet en électron libre derrière l'attaque alors que Jonas Martin reprenait sa place dans le coeur du jeu aux côtés de Sissoko toujours dans un 5-3-2 déjà vu face à Lyon la saison passée ou la semaine dernière à Montpellier. Il n'aura fallu que quelques secondes pour comprendre que les Bleus revenaient avec la ferme volonté de conjurer le sort de la rencontre, à l'image de cette déviation au-dessus de Mothiba dès les premières secondes du second acte. « On s'est dit les choses au vestiaire » insistera Ludovic Carole en zone mixte. A partir de ce moment là, ce n'était plus du tout le même Racing que l'on va supporter. Plus de rythme, plus d'imagination, d'impact dans les duels ... avec un Corgnet à la baguette. C'est d'ailleurs ce dernier qui obtiendra le coup-franc magistralement transformé par Lala dans la lucarne de Gurtner (48e, 1-1). C'est encore le meneur de jeu du Racing et le latéral droit, meilleur Racingman hier soir, qui seront les acteurs du second but. Perle de décalage de Martin côté droit, Lala s'arrache pour centrer et trouver la tête du n°10, seul au second poteau (66e, 2-1).

Deuxième passe décisive de Zohi

Si une unique frappe amienoise fera passer un frisson dans les travées de la Meinau, c'est bien le Racing qui se montrera solide jusqu'au coup de sifflet final d'un très bon Jérémy Stinat, ancien coéquipier de Goncalvès ... et aujourd'hui arbitre. En défendant mieux et en opérant en contre, les Bleus arriveront même à se mettre à l'abri d'une déconvenue. Da Costa et Zohi pressent Adenon, les deux compères de l'attaque récupèrent le ballon. Le centre du premier et le pressing du second poussent Adenon à détourner le cuir vers ses propres filets (86e, 3-1). La messe était dite et le Racing avait enfin vaincu, avec la manière dans le second acte, sa bête noire. Avec huit points en six journées, le Racing se replace dans la première partie du classement. A la même époque la saison passée, les Bleus n'avaient que quatre points. Une très bonne nouvelle avant d'aller affronter Marseille au Vélodrome ce mercredi et de recevoir Dijon samedi. Cette première victoire de la saison à domicile, après les frustrations nantaise et stéphanoise, vous permettra d'aller au travail lundi le coeur léger !

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